lundi 27 février 2017

extrait du Journal - Annie Lulu, Le Camp (extrait)




 « L'étendue du limon aspire la tête et la peur, vers les baraquements ; les pieds s'enfoncent dans la friche. Avant, c'était un morceau de ville. Les tsiganes sont debout, certaines cabanes ont été incendiées pour les faire fuir. Il fait froid. (...)
J'ai apporté de la tsuïca, pour réchauffer ce matin de mai. Face à l'entrée, à l'angle du départ, Marius attend toujours ; près de son père, un enfant, saphir au teint des Indes ! "A, mon petit Adi ! Mon filleul ! Viens dans les bras de tata Anicutsi !" Il mâchouille quelques mots dans notre langue natale et saute dans mes bras calcifiés par la nuit blanche. Adi, ma petite joie, a le nez qui coule. Dans une heure, la police viendra détruire le camp. Je l'appelle "Le Camp" mais Tinca n'est pas d'accord. Les affaires sont prêtes. On ne sait pas où on va.

Haïdé ! Haïdé ! Mon petit Adi, rires de vivre, si j'ai une maison, un jour, tu viendras, et tu joueras au bord des champs. Je te le promets.»


Annie Lulu, Le Camp (photo et texteextrait)
paru dans le Jdmp n°4, 2016

jeudi 23 février 2017

cadran terrestre n°7 : "Toute promenade vers le sud de Nantes est doublement une marche vers le soleil..."


Toute promenade vers le sud de Nantes est doublement une marche vers le soleil. Il n’y a aucune ressemblance entre les froids bocages, la verdure sombre, les toits d’ardoise, les villages sans vie, la ruralité pesante et massive des campagnes qui murent la ville du côté du nord, et les coteaux à vignes du pays Nantais que le beau nom rabelaisien du village de La Haie-Fouassière semble baptiser – les levées ensoleillées du sud de la Loire, leurs grèves, leurs guinguettes à beurre blanc et à grenouilles – les beaux ombrages de la Sèvre, l’élégance toscane de Clisson. La ville, qui s’est tardivement, difficilement implantée au Sud, par-delà quatre bras de la Loire, y trouve pourtant, on dirait, le terroir dont elle semble avoir levé spontanément, celui avec lequel son ton le plus familier est en consonance naturelle. Ville du vin, et non du cidre, presque autant vendéenne que bretonne, mais solidement accrochée et retenue aux dernières pentes du Sillon de Bretagne, n’aventurant qu’un pied peureux vers les grèves déjà méridionales de la rive gauche, elle semble regarder les rivages de St-Sébastien et de Trente-moult comme les lisières d’un pays de Cocagne, pays où elle puise sa sève populaire, pays qui la séduit et qui l’attire, mais dont un fleuve difficile lui a mesuré chichement les accès.


Julien Gracq, La forme d'une ville
p. 58-59, éd. José Corti

lundi 13 février 2017

extrait du Journal - Clara Breteau, Tranche de feu


    « On s'est tous assis autour du feu et on s'est mis à chanter en jouant à la guitare. Tu t'es assis derrière moi, en arrière du cercle, tu as avancé tes mains en direction du feu, et je les ai senties se glisser sous mon T-shirt. Je me suis retrouvée là, toi derrière moi avec tes mains sous mon T-shirt près du feu. Tes mains tendues comme cherchant à saisir la chaleur - sur la chair réfractaire - sur l'écran de mon dos. Tu étais derrière moi, et je sentais tes mains sous mon T-shirt et sous les pans de mon manteau de cuir qui tombait comme un rideau ; elles couraient sur mon échine et sur la tranche - car oui, moi aussi comme un livre j'ai une tranche, je ne le savais pas avant cela c'est toi qui me l'a appris - ma tranche, cette bande de peau que j'ai tendue de l'aisselle à la hanche. Et ta main elle aussi se fondait dans le feu, elle devenait le feu et tout se confondait - elle était le combustible comme j'étais le combustible comme le feu était aussi pour nous un combustible, car nous brûlions le feu, là, quand nous étions assis auprès du feu toi derrière moi devant. Donc tu montais et descendais tout le long de la tranche comme pour sonder l'épaisseur du livre, le grain du papier de couverture. (...)

Tu t'es levé. Et je suis restée comme tout le monde, les joues empourprées et le regard brillant. Comme tout le monde à cause de la musique, du bois qui crépitait de la chaleur des flammes. Et comme tout le monde aussi, évidemment, les yeux rêvant intérieurement sur un foyer éteint. »


Clara Breteau, Tranche de feu (extrait),
paru dans le Jdmp n°4, 2016

jeudi 9 février 2017

cadran terrestre n°6 : Combien me sont devenus proches ces gens de mon pays..., Takuboku

II


Le patois de mon pays
- parmi la foule de la gare
je m'en vais l'entendre



Comme un fauve qui souffre
mon esprit s'apaise
quand j'entends parler du pays



Et soudain cette pensée
"trois ans déjà que je n'ai entendu
le piaillement des oiseaux du pays"



Est-il mort le maître qui autrefois
m'a donné
ce livre de géographie



La balle
que j'avais lancée sur le toit de l'école
qu'est-elle devenue



Cette pierre
au bord du chemin de mon pays
cette année encore l'herbe a dû la recouvrir



Quand j'ai dû partir
ma soeur, petite encore, criait
"je voudrais des chaussures avec des lanières rouges"



Tous ces paysages peints que je voyais avant-hier
- et ce matin
ô les montagnes de mon pays



La petite musique du marchand ambulant
comme si je pouvais recueillir
ma jeunesse perdue



De ce moment
ma mère parfois nous parla du pays
nous entrions dans l'automne



Insensiblement
nous en vînmes à parler du pays
- odeur de mochi grillés dans la nuit d'automne



Que de choses m'attachent à Shibutami
le souvenir de ses montagnes
de ses rivières



Champs et rizières vendus
il ne leur reste que le saké
combien me sont devenus proches ces gens de mon pays


(....)


Takuboku, Fumées, traduit par Alain Gouvret,
Pascal Hervieu et Gérard Pfister
éd. Arfuyen (textes japonais)



lundi 6 février 2017

extrait du Journal - Florent Dumontier, "au sanctuaire des yeux..."



au sanctuaire des yeux
instable et provisoire
est le dépôt du jour
regarde
les arbres comme les livres balancer
à la nuit qui obombre
ce qui reste de rêve
- ce qui reste et déjà si peu -
un angle d'ambre
le bruit creux d'une voix qui craque
entre deux feuilles


Florent Dumontier, poème paru dans le Jdmp n°42016

vendredi 3 février 2017

cadran terrestre n°5 : Devant le pommier, Thomas Bernhard

Devant le pommier

Je ne meurs pas, avant d'avoir vu la vache
      dans l'étable de mon père,
 avant que l'herbe ne rende ma langue acide
      et que le lait ne métamorphose ma vie.
Je ne meurs pas, avant que ma cruche ne soit remplie à ras bord
      et que l'amour de ma sœur ne me rappelle
combien est belle notre vallée
      où ils battent le beurre
et tracent des signes dans le lard pour Pâques...
      Je ne meurs pas, avant que la forêt n'envoie ses tempêtes
et que les arbres parlent de l'été,
      avant que la mère ne sorte dans la rue avec un fichu rouge,
derrière la charrette cahoteuse, où elle pousse
      son bonheur : pommes, poires, poulets et paille -
Je ne meurs pas, avant que ne se referme la porte par laquelle
      je suis venu
devant le pommier -


***


Vor dem Apfelbaum

Ich sterbe nicht, bevor ich die Kuh gesehen habe
      im Stall meines Vaters,
bevor das Gras nicht meine Zunge säuert
      une die Milch mein Leben verändert.
Ich sterbe nicht, bevor der Rande meines Kruges voll ist
      und die Liebe meiner Schwester mich errinert,
wie Schön unser Tal ist,
      in dem sie die Butter kneten
und Zeichen in den Speck schneiden zu Ostern...
      Ich sterbe nicht, bevor der Wald seine Stürm schickt
und die Baüme vom Sommer reden,
      bevor die Mutter auf der Straβe geht mit einem roten Tuch,
hinter dem holprigen Karren, auf dem sie
      ihr Glück schiebt : Äpfel, Birnen, Hühner und Stroh -
Ich sterbe nicht, bevor die Tür zufällt, durch
      die ich gekommen bin
vor dem Apfelbaum -


Thomas Bernhard, Sur la terre comme en enfer
Traduit de l'allemand par Susanne Hommel
éd. La Différence, coll. Orphée



jeudi 2 février 2017

cadran terrestre n°4 : "La Terre nous en apprend plus long que tous les livres..."


La Terre nous en apprend plus long sur nous que tous les livres. Parce qu’elle nous résiste. L’homme se découvre quand il se mesure avec l’obstacle. Mais, pour l’atteindre, il lui faut un outil. Il lui faut un rabot, ou une charrue. Le paysan, dans son labour, arrache peu à peu quelques secrets à la nature, et la vérité qu’il dégage est universelle. De même l’avion, l’outil des lignes aériennes, mêle l’homme à tous les vieux problèmes.
          J’ai toujours devant les yeux, l’image de ma première nuit de vol en Argentine, une nuit sombre où scintillaient seules, comme des étoiles, les rares lumières éparses dans la plaine.
          Chacune signalait, dans cet océan de ténèbres, le miracle d’une conscience. Dans ce foyer, on lisait, on réfléchissait, on poursuivait des confidences. Dans cet autre, peut-être, on cherchait à sonder l’espace, on s’usait en calculs sur la nébuleuse d’Andromède. Là, on aimait. De loin en loin luisaient ces feux dans la campagne qui réclamaient leur nourriture. Jusqu’aux plus discrets, celui du poète, de l’instituteur, du charpentier. Mais parmi ces étoiles vivantes, combien de fenêtres fermées, combien d’étoiles éteintes, combien d’hommes endormis…
          Il faut bien tenter de se rejoindre. Il faut bien essayer de communiquer avec quelques-uns de ces feux qui brûlent de loin en loin dans la campagne.


Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes
p.139 (introduction), La Pléiade

cadran terrestre n°3 :"L'homme ne comprend pas le rêve de l'oiseau, son rythme ni ses allures..."


La gent ailée possède un bec, des ailes et des pattes palmées que l’homme aperçoit par éclairs, elle lui échappe sans cesse et il l’admire sans pouvoir converser avec elle, une gent chantante qui chasse, qui niche, tient ses conclaves et ses rites de société, rivalisant, combattant, voyageant et planant, offrant à l’homme une image enviable de liberté perpétuellement mobile car ce règne volant ne s’apprivoise pas ou peu, il est essentiellement sauvage c’est-à-dire non inféodé à l’homme. L’homme ne comprend pas le rêve de l’oiseau, son rythme ni ses allures. Rivalisant de légereté et de folie contemplative, l’oiseau va plus loin que l’homme, plus vite, son âme reste inaccessible comme le spectacle splendide du monde qu’il survole librement. L’oiseau vole, il plane, il est rapide et libre.


Odile Marcel, Littoral
p.234, Champ Vallon éditeur

extrait du journal - Pointe de Pern, Roselyne Sibille

« Les rochers indifférents sont concentrés à l’intérieur d’eux-mêmes ; ils ont tellement de temps ; ils sont le temps. Rien ne leur importe, les forces mobiles passent, leurs forces stables restent immobiles, en repères.

L’océan donne à l’espace une vie du léger, poudre d’eau qui plane comme un rideau de souffle matérialisé. L’eau de surface crée des dentelles, des guirlandes, des fantaisies, des douceurs turquoises, des lames d’argent insaisissables, des festons. Les rochers sont, invariables dans leur bure fissurée, lacérés de coups de hache définitifs, juste arrondis, comme certains nez. Ils semblent des ancres géantes indéfinies, adoucis de lichens verts, rêches, rudes, pâles, rongés aussi de taches orangées, moisissures d’un soleil rouillé.

Et l’eau se dévêt sans fin de sa peau souple, insatisfaite, revenant à la charge. Elle respire, ample, elle essaie, se reprend, renaît, reflue, se reproduit, explose avec d’autres rages, se rabat, recule, s’emmêle, se mêle, se mélange, redescend, humble, en catimini de bulles, submerge les rochers, victoires piaffantes, hennissantes, dévale les blocs en cascades, Niagaras minuscules, multiples, dégorgeant à plein, sans savoir que déjà la vague renvoie un fouet d’eau aéré de blanc. (...) »


Roselyne Sibille, Pointe de Pern (extrait)
paru dans le Jdmp n°4, 2016

cadran terrestre n°2 : "Dans le même temps, un vent nouveau se levait outre-Manche..."



« Dans le même temps, un vent nouveau se levait outre-Manche, qui imposait l'évidence d'une littérature nouvelle en langue anglaise, singulièrement accordée au monde en train de naître. Dans une Angleterre rendue à sa troisième génération de romans woolfiens - c'est dire si l'air qui y circulait se faisait impalpable -, de jeunes trublions se tournaient vers le vaste monde, pour y respirer un peu plus large. Bruce Chatwin partait pour la Patagonie, et son récit prenait des allures de manifeste pour une génération de travel writers ("J'applique au réel les techniques de narration du roman, pour restituer la dimension romanesque du réel"). Puis s'affirmaient, en un impressionnant tohu-bohu, des romans bruyants, colorés, métissés, qui disaient, avec une force rare et des mots nouveaux, la rumeur de ces métropoles exponentielles où se heurtaient, se brassaient, se mêlaient les cultures de tous les continents. Au coeur de cette effervescence, Kazuo Ishiguro, Ben Okri, Hanif Kureishi, Michael Ondaatje - et Salman Rushdie, qui explorait avec acuité le surgissement de ce qu'il appelait les "hommes traduits" : ceux-là, nés en Angleterre, ne vivaient plus dans la nostalgie d'un pays d'origine à jamais perdu, mais, s'éprouvant entre deux mondes, entre deux chaises, tentaient vaille que vaille de faire de ce télescopage l'ébauche d'un monde nouveau. Et c'était bien la première fois qu'une génération d'écrivains issus de l'émigration, au lieu de se couler dans sa culture d'adoption, entendait faire oeuvre à partir du constat de son identité plurielle, dans le territoire ambigu et mouvant de ce frottement. En cela, soulignait Carlos Fuentes, ils étaient moins les produits de la décolonisation que les annonciateurs du XXIe siècle.(…)»


Pour une littérature-monde
Journal Le Monde, mars 2007

cadran terrestre n°1 : "Le temps qui s'écoule dans les espaces profanes ne laisse d'autres traces que la destruction..."


« Un

Le temps qui s’écoule dans les espaces profanes ne laisse d’autre trace que la destruction.
Les espaces sacrés, en revanche, gardent vivante la mémoire des siècles et conservent par devers eux l’énergie qui les rend immortels. Le temps les féconde et les peuple de souvenirs immunisés contre l’anéantissement qu’il provoque en passant.
Éphémères par vocation et propices à l’oubli, les espaces profanes laissent échapper le temps qui les traverse ; le temps, pour sa part, les efface, fugitif, et les dévaste.
Les espaces sacrés ne laissent pas le temps s’enfuir : ils le retiennent, captif, dans leurs enceintes. Il y habite, il y plonge et renforce sa présence — de plus en plus forte, de plus en plus dense — par son déroulement ininterrompu.
Tout espace sacré est une réserve du temps, à la fois présent et successif.
Espace sacré, la Cathédrale est le périmètre du temps immobilisé qui transforme ce qu’il touche sans l’altérer. »


« Huit

Les sévères monastères crénelés des premiers temps de la colonisation, mi-forteresses, mi-enceintes écclesiastiques… Les églises juchées sur le sommet tronqué de pyramides précolombiennes… les chapelles stuquées avec le talent que réclame une pièce montée… les retables surchargés d’extravagances achevées… les portails qui contredisent par leurs volutes éthérées et leurs dentelles la dureté et la grossierté de leur matière première… les vastes et luxueux palais civils… humilient, soumettent, assujetissent par leur audace, leur grandeur ou leur magnificience, ceux qui ont la chance et la malchance des les contempler : l’architecture coloniale est dominatrice. Ah, mais il ne s’agit pas seulement d’un adjectif hyperbolique qui répond à l’hyperbole même de l’architecture coloniale : il faut le comprendre littéralement. Pour asseoir la permanence de sa domination impériale, soutenue par la foi, la Couronne espagnole mit en œuvre tous les moyens possibles, même architecturaux. Dans les Lois des Indes, il est recommandé, en ce qui concerne les constructions coloniales, que « quand les Indiens les voient il soient frappés d’admiration, et qu’ils comprennent que les Espagnols s’installent pour de bon, qu’il faut les craindre et les respecter, rechercher leur amitié et ne pas les offenser. »

Il est certain que les constructions coloniales, influencées par l’art qui se complait dans le gaspillage et la profusion, provoquent l’admiration de leur victime — le spectateur — qui retient à grand peine une exclamation et qui a du mal à proférer une parole qui dépasse les limites du lieu commun : dominateur.

Il est certain que les Espagnols s’installèrent pour de bon et qu’ils n’éprouvèrent aucun scrupule, que ce soit pour projeter des constructions si puissantes qu’il fallut le travail de plusieurs générations pour les mener à bien, ou pour ériger des couvents dans les contrées les plus sauvages et éloignées de leur vaste empire.

Il est certain que les Indiens les craignirent et les respectèrent, qu’ils recherchèrent leur amitié et ne les offensèrent pas.

Est-il nécessaire d’ajouter que ceux qui bâtirent de leurs mains et à la sueur de leur front les édifices coloniaux furent les vassaux ? Les Indiens n’avaient-ils pas édifié leurs temples ? Le Conseil municipal demanda qu’ils fussent les artisans de la grande œuvre de la Cathédrale. Doublement asservis, à la fois sujets et objets de l’architecture coloniale. Héritiers d’une splendide et singulière tradition architecturale, les Indiens soumirent leurs impulsions plastiques à des canons imposés. Mais ils surent appliquer leur griffe sur les œuvres qu’ils réalisèrent de leurs mains : signes, couleurs, ornements d’indigènes s’immiscent de façon subtile et peut-être involontaire dans les constructions chrétiennes. Un art que Moreno Villa a baptisé heureusement du nom de tequitqui, « tributaire » en langue nahualt, sur le modèle de mudéjar en langue arabe. Un art dominé qui donne à l’art dominant l’énergie — toujours surprenante — du mélange et de la symbiose.

Le protagoniste inconnu du Partage des eaux reste stupéfait devant l’image insolite d’un ange jouant des maracas. Carpentier parle par sa bouche : « Un ange et une paire de maracas n’avaient en soi rien d’originaux. Mais un ange jouant des maracas, sculpté sur le tympa d’une église incendiée, je n’avais jamais vu ça ailleurs. »


Gonzalo Celorio, Le Voyage sédentaire
Temps captif. La Cathédrale de Mexico (I, VIII)
Atelier du Gué éditions